Forum Trois Mousquetaires

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 Revenant de Saint-Mandé...

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Aramis
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Localisation : Paris
Rang : Mousquetaire du Roy
Âge : 24 ans
Date d'inscription : 11/06/2006

MessageSujet: Revenant de Saint-Mandé...   Dim 23 Juil 2006 - 14:25

Ils avaient inutilement cherché les montures que la petite troupe de protestants avait chevauché à l'allée. Toutes, sauf celle de Vaudois, s'étaient enfuies apeurées par le vacarme infernal de la mousquetade... Aramis ne se laissa pas démonter par cette circonstance. Il fit tout simplement monter la duchesse sur sa selle et prit place derrière elle, passant doucement son bras gauche autour de la taille fine devant lui, l'attirant plus près. Marie sourit dans l'obscurité et posa sa main pardessus celle du chevalier, entrelaçant ses doigts des siens...

Le retour se fit dans le plus grand silence. Malgré la proximité de sa maîtresse, toutes ses pensées convergeaient vers la silhouette que lui et ses amis encadraient entre eux. Oui, il observait le moindre mouvement, la moindre pensée dans l'âme du sombre gentilhomme...

Une étrange flamme éclaira soudain son regard, tandis que la lune se reflétait sur son visage... Le chevalier fronça légèrement les sourcils... Que signifiait ceci? Une résolution? En ce moment, il craignait beaucoup les résolutions du gentilhomme...

Ils arrivèrent finalement aux premières maisons de Paris, et Vaudois prit un autre chemin. Le chevalier ne dit mot, mais son regard le suivit longuement tandis qu'il s'éloignait. Il eut un sourire... La confiance... Voilà le début de la rédemption.

Les quatre mousquetaires se séparèrent pour retourner dans leurs foyers respectifs. La duchesse avait fini par s'endormir contre l'épaule d'Aramis, épuisée par les émotions des derniers jours. La douceur de ses cheveux blonds effleurait la mâchoire du chevalier, qui en sourit de tendresse.

Bazin attendait en silence, les yeux rivés sur la route. Lorsqu'Aramis arriva en vue, il courut à sa rencontre, pâlissant à la vue de la jeune femme endormie. Un seul regard du jeune mousquetaire le dissuada de dire le moindre mot. Avec un soin infini, celui-ci passa son bras sous les genoux de la jeune fille, et descendit de cheval, laissant le laquais s'en charger. Serrant les dents, portant la duchesse tout contre lui, il fit lentement son chemin jusqu'à la maison, puis en haut des marches. Il déposa la jeune femme sur le lit. Lentement, il défit une à une les aiguillettes du lourd pourpoint sombre et débarassa la duchesse de l'imposant costume de cavalier qui l'entravait, ne lui laissant que la fine chemise de soie.

Las de sa journée, et particulièrement des dernières heures, Aramis passa dans une petite pièce adjacente où son laquais avait prit la précaution de lui préparer un baquet d'eau. Le jeune mousquetaire sourit. Bazin connaissait ses habitudes...

Le jeune homme s'aspergea de partout de l'eau fraîche, après avoir enlevé le bandage qui enserrait son torse. Comme il l'avait prévu, la plaie avait à peine répandu quelques gouttes de sang. C'était certes encore sensible, mais il pouvait se considérer comme guéri à présent.

Après s'être entièrement lavé, pour effacer la moindre trace de l'éprouvante soirée, il endossa une chemise de lin propre et repassa dans la chambre. Marie n'avait pas bougé d'un centimètre. Sa tête pâle reposait sur l'oreiller de plumes, une expression de calme douceur sur ses traits. Aramis se glissa à son tour entre les draps frais, s'appuyant un moment sur son coude pour parcourir de son regard la jeune femme. Un long moment...

Résistant à l'envie d'embrasser ses lèvres légèrement entrouvertes, il finit par moucher la chandelle et s'étendre. Il la sentit alors se tourner dans son sommeil et se lover tout contre lui. Mais déjà le sommeil l'emportait...

************** Post de d'Artagnan***************

Ketty, en voyant arriver la troupe de cavaliers et sa maîtresse inanimée dans les bras d'Aramis, eut un sursaut d'angoisse. Sa maîtresse ! Sa maîtresse était blessée ! Mais Aramis la rassura avec un sourire et elle laissa Bazin aider son maître à descendre de cheval avec la duchesse. Son regard se porta alors sur d'Artagnan. Lui aussi était indemne...Ketty s'avoua en elle-même qu'elle avait craint pous sa vie aussi.

D'Artagnan qui avait passé une grande partie du trajet silencieux, échangeant de temps en temps d'éloquents regards avec Athos, d'Artagnan sembla revenir à la réalité en apercevant Ketty sur le pas de la porte. Ses cheveux défaits s'écoulaient le long de son visage malgré son petit bonnet blanc liseré de broderie anglaise. La lune éclairait d'une lumière douce son teint de lait épargné par les brumes d'Angleterre. Son nez piqué de quelques tâches de rousseurs était si fin qu'on aurait dit celui d'une toute petite fille et ses yeux si clairs agrandis par une nuit de veille avaient l'air de contenir un morceau de ciel...Dieu qu'elle était belle.

Un sourd remord pinça le coeur de d'Artagnan au moment où il croisa son regard et il baissa les yeux, malgré lui. Quand il la regarda à nouveau, la jeune fille lui souriait. Au fond de lui-même il se sentit infiniment mieux. Ketty lui avait pardonné et ce n'était pas de la légèreté ou de l'indifférence de sa part. Ketty, comme il l'avait toujours pressenti , avait de la bonté en elle. Il lui rendit son sourire et sentit quelque chose remuer au fond de lui, tout au fond de ses tripes. Ses pensées le ramenèrent aussitôt au souvenir de Madame Bonnacieux. Constance aussi avait ce doux sourire. D"Artagnan sourit à Ketty mais son sourire était triste, si différent de celui de ce jeune homme conquérant et sûr de lui qui débitait des compliments en laissant vagabonder ses mains... Ketty rougit et baissa les yeux à son tour...

(Eh voilà, amiga ^^, j'espère que c'est ainsi que tu le voulais! ^^)

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Ondoyant comme le fleuve sinueux...
Et tout aussi fougueux...

René Aramis,
Chevalier d'Herblay
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D'Artagnan
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MessageSujet: Re: Revenant de Saint-Mandé...   Mar 25 Juil 2006 - 15:30

Porthos regarda Aramis disparaître dans l'escalier, la duchesse dans les bras. Il surprit un regard furtif entre d'Artagnan et Ketty et se tourna vers Athos. Même le taciturne Athos laissait à présent un sourire d'enfant courir sur ses lèvres. Athos serait-il donc capable d'aimer, à nouveau ?

Et Porthos pensa à sa "duchesse "et offrit à la compagnie un franc sourire réjoui, surtout qu'il venait de se rappeler la cargaison de succulentes victuailles ramenées quelques temps plus tôt de chez Mme Coquenart.

- Mes amis ! -s'exclama-t-il- Passons à table ! Mousqueton ! Porte-nous à boire !

Mais déja manquaient deux convives. Aramis et Marie de Chevreuse, sans doute épuisés, ne les rejoignirent pas.

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On i a misèra, que i a guèrra !
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Marie de Chevreuse

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MessageSujet: Re: Revenant de Saint-Mandé...   Mar 25 Juil 2006 - 16:17

Las de sa journée, et particulièrement des dernières heures, Aramis passa dans une petite pièce adjacente où son laquais avait prit la précaution de lui préparer un baquet d'eau. Le jeune mousquetaire sourit. Bazin connaissait ses habitudes...

Le jeune homme s'aspergea de partout de l'eau fraîche, après avoir enlevé le bandage qui enserrait son torse. Comme il l'avait prévu, la plaie avait à peine répandu quelques gouttes de sang. C'était certes encore sensible, mais il pouvait se considérer comme guéri à présent.

Après s'être entièrement lavé, pour effacer la moindre trace de l'éprouvante soirée, il endossa une chemise de lin propre et repassa dans la chambre. Marie n'avait pas bougé d'un centimètre. Sa tête pâle reposait sur l'oreiller de plumes, une expression de calme douceur sur ses traits. Aramis se glissa à son tour entre les draps frais, s'appuyant un moment sur son coude pour parcourir de son regard la jeune femme. Un long moment...

Résistant à l'envie d'embrasser ses lèvres légèrement entrouvertes, il finit par moucher la chandelle et s'étendre. Il la sentit alors se tourner dans son sommeil et se lover tout contre lui. Mais déjà le sommeil l'emportait...

Il devait être quatre heures du matin quand un rossignol qui nichait dans le jardin se mit à chanter. Son chant était christalin et si mélodieux. Aramis gardait les yeux fermés dans cette obscurité totale et fraîche, car le jour n'était pas encore levé.

- Petit mercure, messager d'amour, quel bonheur viens-tu nous chanter là ?

Aramis souriait à la nuit, goutant la joie de cet instant unique où il se trouvait allongé aux côtés de celle qu'il aimait. Puisse cet instant durer éternellement.

Marie, dans son sommeil, devait entendre le chant de l'oiseau, elle se mit à bouger quittant peu à peu le monde des rêves pour celui d'une réalité de clair obscur.
Son genoux alors qu'elle commençait à bouger rencontra le corps d'Aramis. Elle s'éveilla à ce contact, se demandant dans un état de semi conscience avec lequel de ses amants passé, présent ou futur elle se trouvait. Cette pensée eut désespéré Aramis s'il avait pu la connaître mais fort heureusement, le créateur de l'homme et de la femme a eut la sagesse de ne pas les doter du don de télépathie. Aramis de su rien des pensées de sa maîtresse mais il la sentit se lover contre lui. En revenant à un état de conscience, elle se souvint. Saint Mandé, ces hommes terribles, ce terrifiant combat...Elle murmura :
- René, mon doux ami ?
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D'Artagnan
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Date d'inscription : 14/06/2006

MessageSujet: Re: Revenant de Saint-Mandé...   Mer 26 Juil 2006 - 15:02

(HJ : Ecartez les enfants, ca commence à fleurer bon Canal+...)


Aramis mumura seulement "Marie", cherchant le visage de son aimée.
- Mon courageux ami, mon tendre amour, j'ai eu si peur pour vous !
Leurs lèvres se trouvèrent enfin. Iils sembrassèrent d'abord avec douceur, puis avec passion au fur et à mesure que leur désir montait. Les choses de l'amour n'embarassaient pas la duchesse qui, à bientôt trente ans ,avait acquis de l'expérience tout en restant tendre et caline. De ses longues mains blanches, elle caressait le corps de son amant, lequel, de plus en plus réceptif, avait bien du mal à contrôler les battements de son coeur qui s'emballait. La coquine, une oreille collée sur la poitrine, s'énivrait des grondements de ce tambour qui annonce l'éminence de l'assaut. Et déja le piquier se dressait prêt à l'assaut.
"Si Marie sonne la charge, c'est que pour cette nuit au moins, nous avons toute liberté d'aller jusqu'au bout" se disait Aramis, trouvant dans chacune des caresses de son amante, une justification de plus à perdre le contrôle et à se laisser aller dans l'ivresse de l'amour. Il se mit à embrasser chaque pouce de ce corps si beau et si chaud, enfouissant son visage jusqu'au centre de cette fournaise brûlante et humide. Marie se cabra et gémit de plaisir, puis n'y tenant plus, se libéra de son étreinte, le renversa sur le dos et maitrisant un instant sa fougue par égard pour ses blessures, s'accroupit avec douceur sur ce combattant fin prêt et le laissa entrer en elle tout en l'embrassant furieusement. Il n'y avait rien de plus excitant pour Marie que de faire de la cavalerie, mais elle aimait rien autant que ce cavalier qui se laissait mener, subjugué, au gré de son plaisir à elle.
- Oh Marie, Marie, supplia Aramis au moment suprême, ne me quittez jamais !

Ensemble au Paradis, René et Marie s'endormirent dans les bras l'un de l'autre sans desserer leur étreinte et ne se réveillèrent que sur les coups de huit heures, sonnés à Notre Dame de Vaugirard.

Ils se regardèrent encore, s'embrassèrent encore et Aramis osa :
- Vous allez me quitter encore, n'est ce pas ?

- Demain, je ferai ce que je dois faire...Mais je ne veux pas en parler, vous connaissez mes contraintes. Laissez-moi, pour l'amour de Dieu, tant que je suis sous votre toit, n'être que Marie Michon.

Puis, lui lançant un sourire coquin avant de l'embrasser à nouveau:
- Dieu que cette folle de Marie Michon a de la chance !


(HJ : Et on ne rigole pas ou je boude ..!)
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Marie de Chevreuse

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MessageSujet: Re: Revenant de Saint-Mandé...   Mer 26 Juil 2006 - 15:08

Marie Michon, alias la duchesse de Chevreuse, devait quitter le chevalier d'Herblay l'après midi même. Des affaires urgentes la rappelait à Tours...Et elle ne désirait pas être surprise à Paris par les sbires du cardinal, Paris où elle était interdite de cité sur ordre du roi.
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